Publié par Agnès Delamare-Peiretti

Repas riche en protéines : 20 à 30 g par assiette, sans cuisiner toujours du poulet

Pour viser 20 à 30 g de protéines par assiette, misez sur une source protéinée, des légumes, un féculent et un peu de liant. Animales ou végétales : l’équilibre se joue à la semaine.

22 septembre 2026

repas riche en proteine : assiette pois chiches, epinards et quinoa, 20 à 30 g
repas riche en proteine : assiette pois chiches, epinards et quinoa, 20 à 30 g

Un repas riche en protéines ne se résume ni à un blanc de poulet sec ni à un shaker après le sport. Avec une source de protéines, des légumes, un féculent adapté et un peu de matière grasse, il est possible de préparer une assiette rassasiante, variée et simple à cuisiner. L’objectif est d’augmenter l’apport protéique sans déséquilibrer les repas ni transformer chaque déjeuner en régime.

À quoi reconnaît-on un repas vraiment riche en protéines ?

Les protéines participent au maintien de la masse musculaire et à la réparation des tissus. Elles contribuent aussi à la satiété : un repas qui en contient suffisamment aide souvent à tenir plus confortablement jusqu’au repas suivant. Un repas protéiné reste toutefois un repas complet. Les légumes apportent des fibres et des micronutriments, tandis que les féculents fournissent l’énergie nécessaire au quotidien ou à l’effort.

Infographie pour composer un repas riche en proteine avec sources animales et végétales
Infographie pour composer un repas riche en proteine avec sources animales et végétales

Un repère simple : prévoir une source principale à chaque repas

Pour beaucoup d’adultes, une assiette apportant 20 à 30 g de protéines constitue un repère pratique. Cela peut correspondre à une portion de poisson, de viande, d’œufs, de tofu, de légumineuses ou à une association de plusieurs aliments. Deux œufs de gros calibre apportent environ 13 g de protéines. Associés à du fromage blanc, des lentilles ou du pain complet, ils deviennent facilement la base d’un repas plus consistant.

Les besoins dépendent du poids, de l’âge, de l’état de santé et de l’activité physique. Pour un adulte sédentaire, la référence couramment retenue est de 0,83 g de protéines par kilo de poids corporel et par jour. Une personne de 60 kg dispose donc d’un repère d’environ 50 g quotidiens. Les sportifs, les personnes âgées ou celles qui présentent une situation médicale particulière ont intérêt à demander un avis personnalisé à un professionnel de santé.

Composer une assiette protéinée qui rassasie sans alourdir

La méthode la plus simple consiste à assembler quatre éléments : une source de protéines, une portion de végétaux, un féculent et un assaisonnement. Ce cadre évite de surcharger l’assiette en produits protéinés tout en conservant un repas agréable et digeste.

Références officielles sur les besoins en protéines — Découvrez les rôles des protéines, leurs principales sources et les apports recommandés par l’Anses selon l’âge et les besoins.

  • La base protéinée : œufs, colin, thon, poulet, dinde, yaourt grec, skyr, tofu, tempeh, lentilles, pois chiches ou haricots blancs.
  • Les légumes : crus, rôtis, poêlés ou en soupe, ils donnent du volume et de la texture.
  • Le féculent : quinoa, riz complet, pommes de terre, pâtes complètes, pain au levain ou semoule, à ajuster selon l’appétit et l’activité.
  • Le liant : huile d’olive, tahini, avocat, graines, noix ou sauce au yaourt, pour apporter du goût et lier les ingrédients.

Une assiette riche en protéines gagne à associer plusieurs textures et températures : une base chaude, des légumes croquants et une sauce onctueuse rendent le repas plus agréable. Cette construction compte autant que le chiffre affiché sur l’emballage. Elle évite le repas ultra-protéiné mais monotone, souvent moins satisfaisant et plus difficile à conserver dans le temps.

Protéines animales ou végétales : faut-il choisir ?

Les protéines animales et végétales peuvent toutes deux trouver leur place dans une alimentation équilibrée. Les premières sont présentes dans les œufs, le poisson, les produits laitiers et la viande. Les secondes se trouvent notamment dans les légumineuses, le soja, le quinoa, les céréales, les oléagineux et les graines. Alterner les sources permet de varier les goûts, les fibres et les micronutriments.

Source Exemple de portion Apport protéique indicatif Idée d’utilisation
Œufs 2 gros œufs 13 g Omelette aux champignons et salade
Colin 1 portion 22 à 30 g Papillote avec légumes et pommes de terre
Quinoa sauce basquaise 1 portion 8 à 10 g Bol végétal avec haricots rouges
Curry de pois chiches 1 portion 12 à 18 g Avec riz complet et épinards

La complémentarité compte plus que l’opposition

Les repas végétaux peuvent être intéressants, à condition de prévoir une portion généreuse de légumineuses ou de produits à base de soja. Associer pois chiches et semoule, lentilles et riz, ou haricots rouges et maïs permet de varier les sources d’acides aminés. Le tofu, le tempeh et le soja sont aussi des options pratiques pour augmenter la quantité de protéines sans viande.

Les protéines animales sont souvent plus concentrées dans un volume réduit, ce qui peut être utile après un entraînement ou lorsqu’on a peu d’appétit. Elles ne sont pas obligatoires à chaque repas. L’équilibre se joue surtout sur l’ensemble de la semaine, avec des produits peu transformés et des modes de cuisson doux comme la vapeur, la papillote ou le grill.

Une recette complète : curry de pois chiches, quinoa et épinards

Ce curry compose un dîner végétarien simple, parfumé et facile à préparer à l’avance. Selon la portion et les ingrédients choisis, il apporte environ 12 à 18 g de protéines par assiette. Pour augmenter cet apport, servez-le avec un yaourt grec nature ou ajoutez du tofu grillé.

Ingrédients pour 2 portions

  • 240 g de pois chiches cuits et égouttés
  • 100 g de quinoa cru
  • 200 g d’épinards frais ou surgelés
  • 1 oignon
  • 1 gousse d’ail
  • 200 ml de lait de coco
  • 1 cuillère à soupe de concentré de tomate
  • 1 cuillère à café de curry en poudre
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
  • Sel, poivre et jus de citron

Préparation pas à pas

  1. Rincez le quinoa, puis faites-le cuire dans deux fois son volume d’eau pendant environ 12 à 15 minutes. Couvrez et laissez-le gonfler hors du feu.
  2. Émincez l’oignon et l’ail. Faites-les revenir doucement dans l’huile d’olive jusqu’à ce qu’ils deviennent translucides.
  3. Ajoutez le curry et le concentré de tomate. Mélangez pendant une minute pour développer les arômes, sans laisser brûler les épices.
  4. Versez les pois chiches et le lait de coco. Laissez mijoter pendant 8 à 10 minutes à feu doux.
  5. Incorporez les épinards, salez légèrement, poivrez et poursuivez la cuisson jusqu’à ce qu’ils soient fondants. Terminez avec quelques gouttes de citron.
  6. Répartissez le quinoa dans deux bols et servez le curry par-dessus. Ajoutez éventuellement des graines de courge ou de la coriandre.

Pour une texture plus crémeuse, écrasez une petite partie des pois chiches dans la sauce. Le plat se conserve deux jours au réfrigérateur dans une boîte hermétique. Gardez alors le quinoa à part pour préserver sa texture.

Six idées rapides pour varier les repas de la semaine

  • Omelette complète : deux œufs, cottage cheese, épinards et pain complet grillé.
  • Colin en papillote : une portion de colin, courgettes, citron, herbes et pommes de terre vapeur.
  • Salade de lentilles : lentilles vertes, œuf mollet, carottes râpées, feta et noix.
  • Bol de poulet au quinoa : poulet grillé, quinoa, poivrons rôtis et sauce au yaourt citronné.
  • Tofu croustillant : tofu doré à la poêle, riz complet, brocoli et sauce soja-sésame.
  • Wrap au thon : thon nature, fromage frais, crudités, avocat et galette de blé complet.

Le plus efficace est de préparer deux ou trois bases à l’avance : des œufs durs, une céréale cuite, des lentilles et des légumes lavés. Il suffit ensuite d’ajouter une source de protéines et une sauce pour éviter les repas improvisés, trop pauvres ou répétitifs. Si vous augmentez votre apport en protéines, pensez aussi à boire régulièrement, à conserver des fibres dans l’assiette et à écouter votre faim plutôt qu’à poursuivre un objectif chiffré à tout prix.

Mis à jour le 22 septembre 2026

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Agnès Delamare-Peiretti

J’accompagne les sportifs dans la recherche de leur plein potentiel en partageant des conseils pratiques et innovants issus de la biomécanique appliquée.

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