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Publié par Agnès Delamare-Peiretti

Push pull legs : 3 séances pour démarrer, 6 seulement si vous récupérez

Découvrez le push pull legs en 3 séances pour bien démarrer, et la version 6 seulement si vous récupérez : fréquence, muscles ciblés, exemples de séances et repères de progression.

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27 octobre 2026

Push pull legs : haltère et kettlebell, salle de sport, 3 séances
Push pull legs : haltère et kettlebell, salle de sport, 3 séances

Le push pull legs est une organisation de musculation qui sépare les mouvements de poussée, les tirages et le travail des jambes. Cette routine, appelée PPL, peut se pratiquer sur 3 à 6 séances par semaine. Son intérêt : savoir quels muscles entraîner à chaque séance, sans improviser. Mais le bon rythme dépend davantage de vos disponibilités et de votre récupération que de votre motivation du moment.

Trois séances distinctes, mais des muscles qui travaillent ensemble

Le PPL regroupe les exercices selon leur fonction plutôt que de consacrer systématiquement une séance à chaque muscle. Les mouvements polyarticulaires, qui mobilisent plusieurs articulations, constituent la base. Des exercices d’isolation viennent ensuite compléter le travail.

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  • Push : pectoraux, épaules et triceps, avec des mouvements comme le développé couché et le développé épaules.
  • Pull : dos, biceps et avant-bras, avec des tirages horizontaux, verticaux et des flexions de coude.
  • Legs : quadriceps, ischio-jambiers, fessiers et mollets, avec des flexions de jambes et des extensions de hanche.

Cette répartition reste une convention pratique, pas une séparation anatomique étanche. Les deltoïdes postérieurs participent aux tirages, tandis que les abdominaux stabilisent de nombreux exercices. Vous pouvez ajouter un travail abdominal ciblé en fin de séance, selon vos besoins.

Pensez aussi aux muscles qui font le pont entre deux séances : les lombaires et la prise peuvent être sollicités lors d’un rowing, puis de nouveau sur un soulevé de terre roumain. Un dos encore fatigué peut alors limiter les jambes avant même qu’elles aient suffisamment travaillé. Choisir un rowing avec appui thoracique ou placer un repos entre pull et legs permet de réduire ce chevauchement sans bouleverser le programme.

Choisir sa fréquence avant de remplir son programme

Commencez par les jours que vous pouvez réellement tenir. Un planning exigeant suivi deux semaines apporte moins qu’une routine adaptée à votre quotidien. Voici des exemples ; les jours peuvent être déplacés tout en conservant l’ordre des séances.

Infographie push pull legs avec la répartition des groupes musculaires entre push, pull et legs
Infographie push pull legs avec la répartition des groupes musculaires entre push, pull et legs
FréquenceExemple d’organisationPoint de vigilance
3 joursLundi push, mercredi pull, vendredi legsChaque catégorie revient une fois par semaine.
4 joursLundi push, mardi pull, jeudi legs, samedi pushReprendre par pull la semaine suivante.
5 joursLundi push, mardi pull, mercredi legs, vendredi push, samedi pullCommencer la semaine suivante par legs.
6 joursPush, pull, legs, puis répéter ; un jour de reposAdapter le volume pour récupérer entre les séances.

Sur 4 ou 5 jours, le cycle continue d’une semaine à l’autre. Repartir systématiquement sur push chaque lundi finirait par favoriser le haut du corps au détriment des jambes. Si vous manquez une séance, reprenez simplement là où vous vous êtes arrêté.

À 6 séances, chaque catégorie est entraînée deux fois par semaine. Cela ne signifie pas qu’il faut doubler brutalement votre travail : répartissez plutôt le volume entre les deux passages. Une fatigue persistante, des performances en baisse ou des douleurs articulaires invitent à réduire la charge d’entraînement, pas à ajouter des exercices.

Trois séances types pour passer à la pratique

Les propositions suivantes sont des points de départ à adapter, et non une prescription universelle. Les séries indiquées sont des séries de travail, après échauffement. Avant le premier exercice exigeant, effectuez des séries progressivement plus lourdes, sans vous fatiguer inutilement.

Recommandations officielles pour progresser en entraînement de résistance — Les directives de l’ACSM présentent les recommandations fondées sur les preuves pour structurer et faire progresser l’activité physique et l’entraînement de résistance chez les adultes.

Push : pousser sans multiplier les développés

  • Développé couché avec haltères ou machine : 3 séries de 6 à 10 répétitions.
  • Développé épaules : 2 séries de 8 à 12 répétitions.
  • Élévations latérales : 2 séries de 12 à 20 répétitions.
  • Extension des triceps à la poulie : 2 séries de 10 à 15 répétitions.

Les triceps et l’avant des épaules travaillent déjà pendant les développés. Inutile, au départ, d’accumuler plusieurs variantes très proches. Choisissez une amplitude confortable et une charge qui vous permet de contrôler la descente sans modifier votre position pour terminer la série.

Pull : associer un tirage vertical et un tirage horizontal

  • Tirage vertical à la poulie ou tractions assistées : 3 séries de 8 à 12 répétitions.
  • Rowing avec appui thoracique : 3 séries de 8 à 12 répétitions.
  • Oiseau à la machine ou aux haltères : 2 séries de 12 à 20 répétitions.
  • Curl biceps : 2 séries de 10 à 15 répétitions.

Gardez le buste stable et évitez de transformer chaque tirage en mouvement d’élan. Les biceps participent déjà aux deux premiers exercices : leur travail direct peut rester modéré. Les avant-bras sont également sollicités par la prise, sans nécessiter automatiquement un exercice supplémentaire.

Legs : travailler les cuisses, mais aussi les hanches

  • Presse à cuisses ou squat maîtrisé : 3 séries de 8 à 12 répétitions.
  • Soulevé de terre roumain : 2 séries de 8 à 12 répétitions.
  • Leg curl : 2 séries de 10 à 15 répétitions.
  • Extensions des mollets : 3 séries de 10 à 20 répétitions.

Le mouvement de flexion des jambes et celui de charnière de hanche se complètent. Si vous ne maîtrisez pas encore le soulevé de terre roumain, faites-vous accompagner pour l’apprendre ou choisissez une alternative adaptée. À domicile, haltères et élastiques permettent des variantes, mais prévoyez une résistance suffisante et un ancrage fiable pour les tirages.

À qui le PPL convient-il face au full body et au half body ?

Le push pull legs convient aux personnes qui apprécient les séances ciblées et peuvent s’entraîner régulièrement. Il offre une trame lisible et permet de répartir le travail, mais il n’est pas automatiquement supérieur aux autres organisations pour prendre du muscle.

Pour un débutant disponible trois jours par semaine, le full body, qui entraîne tout le corps à chaque séance, peut être plus pratique : les mouvements reviennent plus souvent et une absence ne supprime pas toute une catégorie de la semaine. Le PPL reste possible si cette répartition donne davantage envie de s’entraîner.

Sur quatre jours, le half body, alternant haut et bas du corps, offre une organisation hebdomadaire simple. Le PPL demande alors d’accepter un cycle glissant. Face à un split classique par muscle, il rassemble des muscles qui participent aux mêmes gestes, ce qui facilite la construction des séances.

Un pratiquant avancé peut différencier ses deux passages hebdomadaires, par exemple avec des exercices ou des plages de répétitions distincts. Le sexe ne détermine pas le choix du split : l’expérience, les objectifs et la récupération comptent davantage.

Progresser sans confondre effort et épuisement

La surcharge progressive consiste à augmenter graduellement la difficulté tout en conservant une exécution maîtrisée. Notez vos charges, vos répétitions et votre ressenti. Pour un exercice prévu sur 8 à 12 répétitions, cherchez d’abord à progresser dans cette plage ; lorsque toutes les séries atteignent le haut de la fourchette proprement, augmentez légèrement la charge.

Au début, terminez généralement vos séries en gardant la possibilité de réaliser encore quelques répétitions correctes. Reposez-vous assez entre les séries pour reproduire un effort de qualité, particulièrement sur les mouvements polyarticulaires. L’essoufflement seul ne mesure pas l’efficacité d’une séance.

Sommeil, alimentation suffisante et apports protéiques réguliers accompagnent la progression. En période de déficit énergétique, évitez d’ajouter systématiquement du volume pour compenser une baisse de performance. Une douleur vive ou persistante justifie d’interrompre l’exercice concerné et de demander un avis professionnel.

Pour démarrer, choisissez un planning tenable, conservez vos exercices plusieurs semaines et ajustez une variable à la fois. Le meilleur indicateur n’est pas de sortir épuisé : c’est de pouvoir revenir, récupérer et progresser avec une technique stable.

Mis à jour le 27 octobre 2026

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Agnès Delamare-Peiretti

J’accompagne les sportifs dans la recherche de leur plein potentiel en partageant des conseils pratiques et innovants issus de la biomécanique appliquée.

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